Quand :
04/09/2026 @ 19:30 – 05/09/2026 @ 03:00 Europe/Paris Fuseau horaire
2026-09-04T19:30:00+02:00
2026-09-05T03:00:00+02:00
Où :
Estanguet La ciutat
place Recaborde Pau
Coût :
Gratuit
Sautejada : Café Ethno @ Estanguet La ciutat

Café ethno : « LAS HEMNAS PER LAS PRACTICAS E LA TRANSMISSION DE
DANÇAS E DE MUSICAS EN GASCONHA E BASCOAT »
LES FEMMES DANS LES PRATIQUES ET LA TRANSMISSION DE DANSES ET DE
MUSIQUES EN GASCOGNE ET PAYS BASQUE »
Quelle est et a été la place des femmes dans cet univers réputé très masculin des Sauts
et des musiciens traditionnels ? Les intervenants tenteront d’apporter quelques réponses à
cette interrogation.
Co-organisation : Cird’òc / Menestrèrs Gascons
Marie Claude HOURDEBAIGT à partir de son expérience d’enfant à Salies de Béarn puis
de maîtresse à danser dans toute la Gascogne et au-delà et de compositrice/créatrice.
Marc CASTANET, qui l’a connue et a joué avec elle, nous parlera de celle qui fut un
temps reine de l’accordéon et du Rondeau de Samatan, Lea Saint Pè , musicienne et
femme gasconne d’exception, à la personnalité bien affirmée, qualifiée d’infernale et
célèste dans un ouvrage qui lui a été consacré. On lui attribue de nombreux morceaux du
répertoire traditionnel mais peu la connaissent. C’est pourtant une légende pour tous les
acteurs du revivalisme des années 70, collecteurs, joueurs, danseurs, chanteurs,
passionnés de culture gasconne. Elle symbolise la renaissance du rondeau et des danses
du Savés.
Alaia CACHENAUT – Devenir kaskarot du carnaval d’Ustaritz. Revendiquer, négocier et
décider de son droit de participer à la vie culturelle.
En 2023, pour la 1ère fois, des danseuses intègrent le cortège carnavalesque des
Kaskarot d’Ustaritz, dernière tournée de maisons non-mixte de la province du Labourd au
Pays Basque. Depuis le années 1990, son organisation genrée est contestée. L’exclusion
des filles des rôles de danseurs et de quêteurs divise la communauté entre celles et ceux
qui voient un prestige patrimonial dans la préservation de la tradition masculine, et celles
et ceux qui revendiquent le droit des filles à danser dans le cortège.
A partir de l’ethnographie du processus de création entamé pour intégrer les filles, la thèse
d’Alaia Cachenaut s’intéresse à la tension entre égalité de genre et représentation de la
tradition. La création d’un nouveau costume, d’une danse et de sa musique, d’un chant et
d’un nouveau parcours apparaît comme un outil politique pour redéfinir les critères
d’authenticité de la pratique et tenter d’aboutir à un compromis intergénérationnel. Il ne
s’agit plus de « faire des garçons » mais une jeunesse basque moins polarisée par le
genre.
Cette expérience incarnée des droits culturels montre que c’est dans l’écart entre la
capacité de participer et de décider qu’il est possible d’observer les rapports de pouvoir
qui conditionnent la participation à la vie culturelle.